Les Daoust

Les Daoust dans l’île Perrot depuis 1723.

Guillaume Daoust (1645-1729) arrive au pays en 1675. Il est maître tailleur, originaire de Picardie. Il œuvre d’abord comme voyageur pour la traite des fourrures. Puis, il obtient successivement 2 concessions à Sainte-Anne-de-Bellevue. En 1686 il épouse à Lachine Marie-Madeleine de Lalonde (14 ans), fille de Jean de Lalonde et de Marie Barban. Le couple vit d’abord à Sainte-Anne-de-Bellevue et, après le massacre de Lachine, se réfugie à la paroisse Saints-Anges-de-Lachine où Guillaume devient chantre et bedeau.

Le couple revient vivre à Baie-d’Urfé. Il nait 9 enfants, dont 6 se marient : Guillaume (2e) (1694), Jeanne (1699), Charles (1701), Madeleine (1704), Josephte (1706) et Louis (1712). Guillaume Daoust décède en 1729, inhumé à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Charles (1er) Daoust épouse Marie-Angélique Sauvé-Laplante en 1723. Il se fait concéder le lot 14 au sud de l’île Perrot par la seigneuresse Françoise Cuillerier. Il nait 13 enfants du couple, dont 12 survivent : Angélique (1724), Charles (2e) (1725), Josèphe (1727), Rosalie (1729), Jeanne (1731), François-Marie (1733), Marie-Jeanne (1734), Joseph (1736), Madeleine (1738), Félicité et Marie-Agathe (1740 – la jumelle Marie-Agathe décède 3 semaines après sa naissance), Thérèse (1741) et Françoise (1745).

En 1730, Charles (1er) acquiert le lot 13 de son voisin André Força. Il en fait donation en 1762 à son fils Joseph. Cette même année, il fait donation de parts du lot 14 à ses autres enfants, suivi d’un échange d’héritages entre ceux-ci.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Charles (1er) Daoust, un pionnier qui demeure dans l’île depuis 1723. Il avait fait une donation de ses terres à ses enfants en 1762.
  • François Daoust, fils de Charles (1er), marié à Suzanne Monpetit-Potvin.
  • Marie-Jeanne Daoust, fille de Charles (1er), mariée à Augustin Lefebvre-Laciseray (1756).
  • Félicité Daoust, fille de Charles (1er), mariée à Baptiste (Jean-Baptiste) Hunault-Deschamps (1761), veuf de Madeleine Mallet.
  • Louis Daoust, frère de Charles (1er), et son épouse Marguerite Miguet. Il fréquente l’île depuis 1739.
  • Louis (2e), fils de Louis, est marié depuis 1764 à Antoinette Cholet dit Laviolette.
  • Gabriel Daoust, fils de Louis, marié à Rose Leduc depuis janvier 1765.
  • Agathe Daoust, fille de Jean-Baptiste et petite-fille de Guillaume (2e). Elle est mariée à Pierre Hunault-Deschamps (1763), fils de Pierre et petit-fils d’Antoine.

 

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Maison de Léo Daoust en 1920. Cette maison existe encore; elle est située sur un lot ayant appartenu au pionnier Charles Daoust. Carte postale, collection SHGIP.

Maison de Léo Daoust en 1920

Les Huneault-Deschamps dans l’île Perrot depuis 1716.

Les Hunault-Deschamps de l’île Perrot étaient des cousins de la famille de Joseph Trottier et parents avec les Lefebvre-Laciseray.

Toussaint (1er), l’ancêtre des Huneault dit Deschamps, est né vers 1625 en Picardie. Recruté en 1653 par monsieur de la Dauversière, il s’installe à Ville-Marie. Il épouse Marie Lorgueil en 1654 et le couple aura 10 enfants dont 7 survivants : Thècle (1655), André (1657), Jeanne (1658), Pierre (1er) (1660), Thérèse (1663), Françoise (1667) et Toussaint (2e) (1673). Ce dernier deviendra propriétaire d’un lot dans l’île Perrot en 1722 qu’il vendra à un neveu, nommé Pierre, en 1737.

Pierre (1er) Huneault dit Deschamps épouse Catherine Beauchamp en 1686 à Pointe-aux-Trembles où il élève sa famille et décède en 1727. Naissent du couple 11 enfants dont 6 survivent et 4 ont vécu sur des concessions dans l’île Perrot : l’aîné, Pierre (2e) (né vers 1687), Antoine (1692), Claude (1696), Jean-Baptiste (1699), Marguerite (1703) et Jeanne (1705).

Pierre (2e) Huneault dit Deschamps épouse Marguerite Lefebvre en 1711 à la Pointe-aux-Trembles. Il devient le premier meunier de l’île Perrot en 1716 et deux de ses frères, Claude et Antoine, arrivent l’année suivante. Les trois possèdent une vingtaine d’arpents de front sur le côté sud de l’île, entre le domaine seigneurial et la pointe Fortier. Pierre (2e) décède aux Cèdres en mai 1769.

Antoine épouse Catherine Lefebvre en 1716 à la Pointe-aux-Trembles. Il habite à l’île Perrot entre 1717 et environ 1724. Selon les actes de baptêmes d’enfants nés entre 1724 et 1733 la famille habite la Pointe-aux-Trembles puis reviendra à l’île Perrot vers 1734. Il y habite toujours à son décès en 1770, mais il est inhumé à la Pointe-Claire. En 1721 Claude épouse Jeanne-Françoise Marion en l’île Jésus, paroisse St-François-de-Sales (Laval), et habite avec sa famille à l’Assomption jusqu’à son décès en 1777.  

Plusieurs descendants de Pierre (2e) et d’Antoine sont établis dans l’île. Certains prennent le patronyme Hunault alors que d’autres choisissent Deschamps, selon ce que nous apprennent les contrats notariés et les actes d’état civil. C’est ainsi que nous trouvons à l’occasion des Hunault dont la terre voisine avec celle de leur cousin Deschamps.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Michel Hunault-Deschamps, fils de Pierre (2e), qui figure sous le nom de Deschamps. Il est marié depuis 1742 à Charlotte Cuillerier, sœur de Marguerite et nièce de Françoise. Ce couple a eu 14 enfants dont au moins six sont décédés avant 1765.
  • Baptiste (Jean-Baptiste) Hunault-Deschamps, recensé sous le nom de Baptiste Deschamps. Il est fils de Pierre (2e) le meunier. Veuf de Madeleine Mallet, il a épousé en secondes noces Félicité Daoust, fille de Charles (1er).
  • Rose (Marie-Rose) Hunault-Deschamps, fille de Pierre (2e). Elle est mariée avec François Bourbonnais. Le couple demeure dans l’anse au Sable, avec leurs trois filles. Les Bourbonnais ont obtenu leur première concession de Françoise Cuillerier en 1742.
  • Geneviève Hunault-Deschamps, mariée à Baptiste (Poirier) Déloge. Elle est la fille cadette de Pierre (2e). Son mari est le fils cadet de Joseph Poirier-Déloge et de Marguerite Gauthier.
  • Un second Baptiste Hunault-Deschamps qui figure dans le recensement sous le nom de Baptiste Deschamps; il est veuf et n’a ni maison ni terre. Son âge est indiqué être 73 ans. Il s’agirait d’Antoine Hunault-Deschamps, veuf depuis un mois.
  • Pierre Hunault-Deschamps, fils d’Antoine, et son épouse en secondes noces Agathe Delisle (Larrivée-Delisle). Il avait épousé en premières noces Françoise Payet (dit St. Amour) en 1740 à Repentigny, décédée en 1760.
  • Joseph Hunault-Deschamps, fils d’Antoine, est inscrit sous le nom de Hunauh (sic). Il a perdu sa première femme, Angélique Daoust, qui lui a donné trois enfants. Il est remarié avec Marianne Larrivée-Delisle.
  • Michel Hunault-Deschamps, fils d’Antoine, inscrit sous le nom de Michel Hunau. Il s’est marié en 1750 avec Marie-Louise Fortier, fille de Joseph.
  • Marianne Hunault-Deschamps, fille d’Antoine, épouse de Joseph Monpetit-Potvin depuis 1756.
  • Pierre Hunault-Deschamps, inscrit sous le nom de Pierre Deschamps. Il n’a pas d’enfant. Petit-fils d’Antoine, il vient tout juste d’épouser Agathe Daoust, fille de Jean-Baptiste Daoust et petite-fille de Guillaume (2e) Daoust.
  • Madeleine Hunault-Deschamps, fille de Jean-Baptiste, et son époux Pierre Boyer, de mariage en troisièmes noces en 1760. Son premier mari fut François Lalonde et elle avait épousé en secondes noces Simon Cuillerier, fils de René-Hilaire et neveu de la seigneuresse.

Voici la photo de Darie Huneault prise en 1937 avec des membres de sa famille. Il deviendra le premier maire de Pincourt en 1950.

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Les Lalonde dans l’île Perrot depuis environ 1720.

 

Jean (de) Lalonde dit Lespérance (1641-1687) arrive à Montréal comme soldat en 1665. Il épouse Marie Barban, fille du roi, en 1669. Le patronyme de cette dernière apparait aussi comme Barbant, Barbaut, Brabant ou Barbary dans certains actes. En juillet 1674 il signe un contrat de location de la ferme du domaine du seigneur François-Marie Perrot mais le contrat est résilié l’année suivante.

Il nait 5 enfants du couple dont trois survivent : Madeleine (vers 1672), Jean-Baptiste (1er – 1675) et Guillaume (1684). Les Lalonde s’établissent sur une concession à la baie d’Urfé en 1682. Tragiquement, Jean Lalonde décède en 1687 lors d’une escarmouche avec les Iroquois dans l’ouest de l’île de Montréal.

Madeleine épouse Guillaume Daoust en 1686 à Lachine. Voir la section sur la famille pionnière Daoust pour plus d’information sur leur descendance et sa présence en l’île Perrot.

Jean-Baptiste (1er) Lalonde épouse Marguerite Masta en 1698 et le couple a un enfant, François (1699). Suite au décès de son épouse, il se remarie avec Jeanne Gervais en 1701. Il nait 7 enfants de cette union : Jean-Baptiste (2e – 1703), Guillaume (1705), Joseph (1707), Marie-Rose (1711), Antoine (1713), Marie-Anne (1715) et Marianne (1717).

Vers 1720 Il se fait concéder pour ses enfants des terres dans la Grande Anse de l’île Perrot et dans le secteur de la pointe du Moulin. En 1736 il vend le lot 119 à Charles (1er) Léger-Parisien puis en 1739, il cède le lot 129 à son fils Jean-Baptiste (2e). Jean-Baptiste (1er) décède en 1750 et son épouse Jeanne Gervais, en 1765.

Jean-Baptiste (2e) épouse Marie-Josèphe Brabant dit Lamothe en 1726. Il s’établit à Sainte-Anne-de-Bellevue. 11 enfants naissent du couple dont 7 survivent : Antoine (1er) (1729), Marie-Josèphe (1734), Françoise (1737), Charlotte (1741), Agathe (1744), Élisabeth (1746), Marguerite (1748). En 1738, Jean-Baptiste (2e) qui vit sur le lot 118 dans la Grande Anse de l’île Perrot procède à un échange avec son frère Joseph, qui cède ce lot à son beau-frère Charles (1er) Léger en 1740. Marie-Josèphe Brabant décède en 1750 à la naissance du 11e enfant. On ignore la date de décès de Jean-Baptiste (2e) mais nous le trouvons présent au mariage de sa fille Marguerite à Thomas Cholet le 20 septembre 1773 à la paroisse St. Michel de Vaudreuil, et il appose sa marque au contrat de mariage, daté du lendemain, 21 septembre 1773 (notaire Vuatier, #1307).

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Baptiste (Jean-Baptiste 2e) Lalonde, un pionnier. Il est veuf de Marie-Josèphe Brabant depuis 1750.
  • François Lalonde, demi-frère de Baptiste (Jean-Baptiste 2e) Lalonde. Il est marié en secondes noces avec Marianne Cécire, veuve de Claude Boyer.
  • Catherine Lalonde, fille de François, épouse de Joseph (Sauvé) Laplante.
  • Thérèse Lalonde, fille de François, veuve de feu Alexandre Boyer, et épouse en deuxièmes noces de Joseph Émond depuis 1761. Le couple a deux enfants.
  • Marie-Josèphe Lalonde, fille de Jean-Baptiste (2e), et son mari Pierre Leduc.
  • Guillaume Lalonde, frère de Baptiste (Jean-Baptiste (2e)), et son épouse Angélique Bourbonnais.
  • Guillaume Lalonde (2e), fils de Guillaume et neveu de Jean-Baptiste (2e). Il est marié depuis peu avec Charlotte Sauvé-Laplante.
  • François Lalonde, fils de Guillaume et d’Angélique Bourbonnais, et son épouse Marianne Boyer.

​Voici Joseph Lalonde et son épouse Rachel Valois. Photo prise au Studio Élie Gendron, photographe à Beauharnois. Collection SHGIP.

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Les Leduc dans l’île Perrot depuis 1717.

L’ancêtre des Leduc de l’île Perrot, Pierre Leduc (1er), arrive en Nouvelle-France en 1691, de Rouen en Normandie, comme soldat et chaudronnier dans la compagnie du sieur Lamothe Cadillac. Il épouse Catherine Fortin à Lachine en 1700.  Du couple naissent 14 enfants dont 11 survivent : Marie-Anne (1702), Pierre (2e) (1704), Jacques (1707), Joseph (vers 1708), Jean-Baptiste (1710), René (1715), Françoise (1717), Charles-Michel (1722), Geneviève (1725), Thomas (1729) et Antoine-Marie (1732). Il obtient en 1717 une concession par la seigneuresse Françoise Cuillerier dans la Grande Anse de l’île Perrot.

Jean-Baptiste Leduc (1710-1796) épouse Françoise Desruisseaux en 1740, fille de feu Joseph Trottier Desruisseaux et de Dame Françoise Cuillerier, alors seigneuresse. Il fera l’acquisition de la seigneurie en 1751, pour en devenir ainsi le seigneur.

Françoise Cuillerier, puis Jean Baptiste Leduc, ont concédé de nombreuses terres en l’île Perrot aux descendants de Pierre Leduc (1er) et Catherine Fortin.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Baptiste (Jean-Baptiste) Leduc, âgé de 55 ans, est installé au domaine avec sa femme, Françoise Desruisseaux, et ses enfants Marie-Josèphe, 25 ans, et Jean-Baptiste, 23 ans.
  • Antoine Leduc, frère cadet du seigneur, est âgé de 33 ans ; marié avec Julie Janis, il n’a pas d’enfant.
  • Françoise Leduc, sœur du seigneur, et son mari Charles Parisien. Elle est la mère de neuf enfants dont six vivent encore à la maison paternelle.
  • Geneviève Leduc, une autre sœur du seigneur, épouse d’Étienne Grenier. Elle est mère de dix enfants dont six vivent encore chez leurs parents.
  • Jacques Leduc, frère du seigneur, et son épouse Marianne Bizet. Ils ont deux fils, Jacques et Laurent, baptisés à Oka, ce qui permet de croire qu’ils y ont vécu quelque temps avant de s’installer dans la seigneurie.
  • Michel (Charles-Michel) Leduc, 42 ans, frère du seigneur, qui est capitaine de milice. Son épouse est Marguerite Cuillerier, nièce de Françoise, fille de René-Hilaire. Il est père de dix enfants survivants dont ses filles aînées, Marguerite et Rose.
  • Marguerite Leduc, fille de Michel (Charles-Michel), nièce du seigneur, et l’épouse de Joseph Daoust.
  • Rose Leduc, sœur de Marguerite et fille de Michel (Charles-Michel), l’épouse de Gabriel Daoust fils de Louis.
  • René Leduc, frère de seigneur et époux d’Angélique-Élisabeth, fille de Joseph Fortier. Le recenseur dénombre six des huit enfants survivants de René Leduc.
  • Thomas Leduc, frère du seigneur, veuf de Catherine Réaume, qui lui a donné quatre enfants.
  • Pierre (3e) Leduc, fils de Pierre (2e), et un neveu du seigneur. Pierre (2e), capitaine de milice et négociant, réside maintenant à la pointe à Callières. Pierre (3e) a épousé Marie-Josèphe Lalonde en février 1754, fille du pionnier Jean-Baptiste Lalonde; le couple a déjà six enfants.
  • Antoine Leduc, fils de Pierre (2e), et un neveu du seigneur. Âgé de 31 ans, il est marié avec Marie-Josèphe Diel.

Contrat de mariage de Pierre Leduc, fils de Pierre Leduc et Pélagie Tougas, avec Marie-Josephe, fille de Jean-Baptiste Lalonde et de Marie-Josèphe Brabant, habitant tous dans l'île Perrot en 1754. Le couple a eu 18 enfants dont 14 ont survécu. Parcelle du contrat de mariage trouvée dans les archives de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal.

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Les Lefebvre-Laciseray

Les Lefebvre-Laciseray dans l’île Perrot depuis 1722.

Pierre Lefebvre nait en 1623, dans la paroisse de Sceaux, en France. Il part pour la Nouvelle-France en 1643 et en 1646, épousera Jeanne Auneau (1624-1697) à Trois-Rivières. Huit enfants naitront du couple dont 7 se sont mariés : Jacques (1647), Catherine (1648), Élisabeth (1651), Michel (1er) (1654), Ignace (1656), Ange (1658) et Pierre 2e (1661). En 1647, le sieur Pierre Lefebvre détient la concession de la partie 1 de la seigneurie de Gentilly, qu’il vend à Pierre Thunay en 1668. Vers 1666, Pierre Lefebvre réside à Trois-Rivières. Il décède entre 1668 et 1670 à Champlain.

Michel (1er) Lefebvre dit Laciseray se marie en 1683 avec Marie-Catherine Trottier (1668-1723) à Champlain. La mariée est la tante de Joseph Trottier dit Desruisseaux, seigneur de l’île Perrot en 1703. Michel (1er) Lefebvre exerce le métier de charpentier à Trois-Rivières. Le couple aura 10 enfants, dont 7 se marient et 5 s’installent dans l’île Perrot : Marie-Marguerite (1686), Pierre (1689), Marguerite (1692), Joseph (1694), Catherine (1696), Michel (2e) (1698), Noël (1700) et Marie-Anne (1705). Michel (1er) Lefebvre décède et est inhumé en 1708 à Trois-Rivières.

En 1724, trois pionniers Lefebvre-Laciseray possédaient des terres dans l’île Perrot: Noël, Michel et Joseph. Leurs père et mère, Michel Lefebvre Laciseray et Catherine Trottier habitaient les Trois-Rivières. Ils étaient cousins de Joseph Trottier-Desruisseaux.

Les nombreux documents consultés identifient ces familles tantôt sous le nom de Lefebvre avec et sans b, ou LaCerisaye, Lasizeray, Laciseray, ou une combinaison de ces noms.

Ces Lefebvre-Laciseray ont plusieurs descendants qui, comme pour beaucoup de familles de cette époque, portent les mêmes prénoms. Pour distinguer les uns des autres, les gens identifient les enfants en ajoutant le prénom du père à leur prénom, par exemple, Joseph à Noël ou Pierre à Baptiste.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Noël Lefebvre-Laciseray, identifié comme Jean Noël par le recenseur, a 65 ans au moment du recensement. Il vit avec Marianne Gervais, son épouse. Il fait partie des pionniers qui étaient présents lors de l’Aveu et dénombrement réalisé en 1724 par Françoise Cuillerier. Bon pied, bon œil, Noël vit en retraité avec sa femme et un domestique, dans une maison située sur la terre donnée à sa fille Marianne en 1759.
  • Michel Lefebvre-Laciseray, identifié comme Michel Lafrenière, fils aîné de Noël. Il épouse Thérèse Fortier, fille de Joseph, en janvier 1748 mais celle-ci décède trois mois plus tard. En 1750, il se remarie avec Amable-Madeleine Otis, originaire de Châteauguay.
  • Jean-Noël Lefebvre-Laciseray, sous le nom de Noël Laferière (sic). Fils de Noël. Il est marié à Thérèse Monpetit-Potvin.
  • Augustin, identifié comme Noël Laferrière (sic). Il est un autre fils du pionnier Noël Lefebvre-Laciseray. Marié en 1756 avec Marie-Jeanne Daoust.
  • Louis-Amable Lefebvre-Laciseray, sous le nom de Louis Laziseret (sic). Il est fils de Noël et le frère des précédents. Marié avec Louise Rousseau.
  • Marianne Lefebvre-Laciseray, fille de Noël et son époux, Baptiste (Jean-Baptiste) De Repentigny.
  • Marie-Josèphe Lefebvre-Laciseray, fille de Joseph et nièce de Noël Laciseray, qui a épousé Joseph (Poirier) Lafleur en 1748.

Contrat de Mariage de Michel Lefebvre dit Laciseray et Marie-Catherine Trottier en 1683. Cette dernière était la tante de Joseph Trottier dit Desruisseaux qui deviendra seigneur de l'île Perrot en 1703.

Les Léger-Parisien dans l’île Perrot depuis 1736.

 Pierre-Nicolas Léger dit Parisien (1685-1735) arrive en Nouvelle-France en 1706, comme soldat. Le 5 mai, à Québec, il épouse Jeanne Boilard (1685-1755) à l’église

Notre-Dame. Le couple déménage à Détroit à l’invitation du sieur LaMothe-Cadillac. Le couple y aura deux filles dont l’une décède et l’autre, Marie (1709-1804) épouse en

1730 Joseph, fils de Jean-Baptiste (1er) Lalonde, un pionnier de l’île Perrot.

En 1710, les Sulpiciens concèdent au couple Léger un lot dans le secteur de la côte St-Laurent. Le couple y aura six autres enfants survivants : Étienne (1711), Charles (1er) (1713), Paul (1er) (1716), Marie-Josèphe (1718), Catherine (1720), Jean-Baptiste (1725).

Charles (1er) Léger acquiert en 1736 un lot de Jean-Baptiste (1er) Lalonde dans la Grande Anse de l’île Perrot (il s’agit du lot 119 au plan de 1817). Il épouse en 1738 Françoise, soeur de Jean-Baptiste Leduc, futur seigneur de l’île Perrot. Il nait 13 enfants entre 1739 et 1760, dont 11 se marient : Françoise (vers 1739), Paul (1740), Josèphe (1742), Charles (2e) (vers 1744), Joseph (1747), Thomas (1748), Suzanne (vers 1749), Antoine (1751), Pélagie (1755), Jean-Baptiste (1756) et Geneviève (1760).

En 1740 Charles (1er) Léger se fait concéder trois lots sur la côte Saint-Joseph, à l’arrière des terres de la Grande Anse, lots qu’il cède à ses fils Charles (2e) et Paul et qu’il reprendra en 1768 pour les donner à Joseph et Jean-Baptiste. Charles (1er) Léger décède en 1794, alors qu’il était veuf.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Charles (1er) (Léger) Parisien (1713-1794), et son épouse Françoise Leduc.
  • Étienne (Léger) Parisien, qui en 1741 se marie avec Marie-Josèphe Ladouceur.
  • Paul (Léger) Parisien, fils de Paul (1er) et neveu d’Étienne. Sa mère est Marie-Louise Émond (1716-1786). Au recensement, il est célibataire.
  • Marie-Josèphe Léger-Parisien, fille de Pierre-Nicolas et Jeanne Boilard, et son époux Charles Laplante (Sauvé).

L'entreprise des Léger est présente dans l'île Perrot depuis 1951. Collection SHGIP

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Les Monpetit (Potvin) dans l’île Perrot depuis 1717.

Pierre (2e), fils de Pierre (1er) Monpetit (Maupetit, Montpetit), maître serger, et de Marie Beaulne (Bosne dit Lafranchise), nait à Lachine en 1686. Immigrant du Poitou, son père était surnommé « le poitevin » ou « dit Potvin ». Pierre (2e) avait un frère, Jean (1685), et une soeur, Marie-Clémence (1688). Son père est décédé en 1689, victime des Iroquois. Sa mère épouse Louis Lory en secondes noces en 1698.

En 1715, les Sulpiciens de Montréal cèdent à Pierre (2e) une terre à Sainte-Anne-de-Bellevue. Il épouse Angélique Villeray (1698-1775) en 1718, à Sainte-Anne-de-Bellevue. Il réside alors dans l’île Perrot où naissent ses 2 premiers enfants. Le couple a 11 enfants, dont 8 se marient : Pierre (3e) (1722), Joseph (1724), Angélique (1727), Suzanne (1730), Thérèse (1733), Étienne (1735), Antoine (1740) et Josèphe (vers 1742).

En 1730, Pierre (2e) Monpetit échange sa terre de Sainte-Anne-de-Bellevue avec le lot 16 que possède depuis 1726 son beau-père Louis Lory au sud de l’île Perrot et sur laquelle il y a une vielle maison. Ce lot se situe un peu à l’est de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal.

En 1742, la seigneuresse Françoise Cuillerier concède un lot (133) sur la côte St. Joseph à Joseph Monpetit Poitevin. Il le vendra à Charles (2e) Léger-Parisien en 1758 et qui en fera cession à son père, Charles (1er) Léger-Parisien en 1768. Ce dernier en fera donation en 1770 à sa fille Suzanne Léger-Parisien lors de son mariage à Hyacinthe Séguin.

À son décès en 1759, Pierre (2e) Monpetit demeure dans l’île Perrot. Il est inhumé à Sainte-Anne-de-Bellevue. En 1760, sa veuve fait donation de la moitié du lot 16 à ses fils Pierre (3e) et Joseph en échange d’une rente viagère.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Pierre (3e) Monpetit-Potvin, remarié depuis peu avec Charlotte Fortier, fille de Joseph. La jeune femme de 23 ans s’occupe des nombreux enfants du premier mariage de son mari avec feue Marie-Josèphe Daoust, fille décédée de Charles (1er) Daoust et Marie Angélique Sauvé.
  • Joseph Monpetit-Potvin, et son épouse Marianne Hunault-Deschamps.

Albertine Monpetit enseignait à l'école no 2 vers 1900. Fille de François-Xavier Monpetit et Cléphyre Lavoie, elle demeurait au village près de la 146e avenue et, durant l'hiver, se rendait en raquette à la petite école située dans la Grande Anse. Collection SHGIP.

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Les Poirier-Desloges dans l’île Perrot depuis 1716.

Joseph (1er) Poirier Déloge nait aux environs de 1685 à Saint-Maurice, dans le Poitou. Il arrive en Nouvelle-France vers 1705 alors qu’il est soldat dans la compagnie de Jean-Louis de Lacorne. Quatre ans plus tard il épouse Marie-Joseph-Marguerite Gauthier, veuve Alexandre Turpin. Il adoptera un fils de Marguerite, François, né en 1704, lors de la cérémonie de mariage.

Joseph (1er) et son épouse Marguerite Gauthier donnent naissance à 8 enfants entre 1710 et 1726 : Charles (1710), Michel (1712), Joseph (2e) (1714), Marie-Josèphe (1717), Jean (Baptiste ou Jean-Baptiste) (1719), Marie-Marguerite (1722), Jacques (1724) et Pierre (1726). Le couple vit à l’île Perrot de 1716 jusqu’à environ 1726. En 1726, fort endetté, il cède au marchand Maurice Blondeau les 9 arpents de terre dans la Grande-Anse qu’il possède. Son épouse Marie-Marguerite Gauthier décède à la paroisse Sainte-Anne en mai 1728.

Veuf, avec des enfants en bas-âge, Joseph (1er) épouse en janvier 1729, à la Pointe-Claire, Marguerite Lalande-Latreille. Le couple s’établit initialement à la paroisse Sainte-Anne puis à Quinchien et donne naissance à 12 enfants dont 8 survivent : Marie-Anne (1732), Amable-Jérémie (1733), Marie-Anne (1735), Marie-Madeleine (1736), Marie-Josèphe (1738), Nicolas-Amable (1743), Marie-Louise (1745) et Marie-Ursule (1746). Les actes de baptême de ces deux dernières indiquent que la famille habite maintenant à l’île Perrot.

Dans des correspondances officielles du gouverneur datées du 31 mai 1747 et du 26 août 1747, on apprend que le nommé Déloge, habitant de l’île Perrot, sa femme et sept enfants sont enlevés et faits prisonniers par les Agniers, « … sans que personne en ait eu connaissance; son fils, qui est établi à une demie-lieue de sa terre, fut le voir le lundi précédent, 22. Depuis ce temps, on n’a point entendu parler du dit Déloge et les habitants se sont aperçu seulement le 27 que la maison avait été dégarnie et qu’il n’y avait plus personne » et « que le 26 dudit mois (de mai), un party Agniers a fait coup à l’île Perrot chez le nommé Déloge … ». On ne sait pas la durée de captivité de la famille mais il appert qu’au cours de l’été 1747 un échange de prisonniers eut lieu lorsqu’une délégation des Cinq-Nations s’est présentée au commandant Sabrevois, responsable du fort de l’île Perrot, afin de négocier l’échange. Il appert que les Déloge ont recouvré leur liberté et retrouvé leur maison à la suite de ces pourparlers.

Joseph (1er) Poirier-Déloge décède le 23 février 1754. Son fils Joseph (2e) renonce à sa succession, son père étant très endetté.

Un acte de concession du 7 novembre 1754, par le seigneur Jean-Baptiste Leduc, nous indique que Marguerite Lalande-Latreille, alors veuve Joseph (1er) Poirier-Déloge, et sa famille habitent sur une terre (57) de 4 x 20, à la Pointe-à-la-Barbue (Pincourt), et dont elle est en possession depuis 1747 « sans en avoir aucun titre ». Elle en fera donation en 1766 à sa fille Marie-Ursule et Antoine Chantelois, son gendre, qui y étaient déjà installés si l’on se fie au recensement de 1765. Nous ne connaissons pas pour l’instant la date du décès de Marguerite Lalande-Latreille mais il appert que ce serait après 1768.

En 1765, Joseph (2e) Poirier-Desloges occupe une terre voisine de celle son beau-frère Antoine Chantelois, toujours au « bras de la rivière ». Il dispose maintenant d’environ 100 arpents de terre, face à Vaudreuil, soit les lots 54-55 ainsi que le lot 56 qu’il a acquis en 1763 du soldat René Gareau. Ce dernier lot est voisin de celui (57) où vivait sa belle-mère, Marguerite Lalande-Latreille et qui en a fait officiellement donation à sa fille Marie-Ursule et son gendre Antoine Chantelois en 1766.

Au recensement de 1765 on retrouve :

  • Joseph (2e) Déloge (Poirier), fils de Joseph (1er) Déloge et Marie Gauthier, et son épouse Marianne Cuillerier (secondes noces), fille de René-Hilaire Cuillerier. Il avait épousé en premières noces Hélène Pilon en 1740. Le recenseur indique que 9 enfants sont présents, ainsi qu’un(e) domestique.
  • Baptiste (Jean) Déloge (Poirier), fils de Joseph (1er) Déloge et Marie Gauthier, et son épouse Geneviève Hunault-Deschamps. Cinq enfants sont recensés. Le couple, originaire de la paroisse Ste-Anne, s’y était marié en 1742.
  • Ursule (Marie-Ursule) Déloge (Poirier), fille de Joseph (1er) Déloge et de Marguerite Lalande Latreille, et son mari Antoine Chantelois. Le couple s’était marié aux Cèdres en 1764.

Les Bourbonnais dans l’île Perrot depuis 1742

François (1er) Brunet dit Bourbonnais arrive à Ville-Marie en 1671. Les habitants le surnomment « le Bourbonnais », se référant à la région de France d’où il est originaire. Il épouse Barbe Beauvais dit St-Gemme en 1672 à la paroisse Notre-Dame, à Montréal. Le couple aura 12 enfants, dont : Jean-Baptiste (1673), Barbe (1675), Jeanne (1677), Catherine et Anne, jumelles (1680), François (2e) (1682), Élisabeth (1685), Marie (1687), Angélique (1691), Joseph (1693), Joseph (1695), Louis (1697).

En 1673 il acquiert une concession donnant sur le fleuve à la côte Saint-Sulpice dans le fief du sieur Cavelier de La Salle qu’il accompagne dans un voyage au Mississippi. Puis en 1693, il acquiert un 2e lot dans l’île de Montréal. Les familles Bourbonnais, Trottier et Cuillerier se connaissent comme voisins à Lachine et par les voyages vers l’Ouest. François (1er) Bourbonnais décède à Lachine en 1702, à la suite d’une pleurésie.

François (2e) Bourbonnais acquiert en 1705 un lot à la pointe au Gascon, à l’est de Pointe-Claire. Il épouse Françoise David dit Danis à Champlain en 1706. Il naitra du couple 10 enfants, dont 7 se sont mariés : Angélique (1711), Antoine (vers 1714), Louise (1717), François (3e) (1720), Claude (1723), Marie-Anne (vers 1726) et Renée (1729). En 1725, il est fermier dans le fief de M. de Senneville, à la paroisse de Sainte-Anne-du haut de l’île de Montréal (Sainte-Anne-de-Bellevue). Il décède en 1740 et est inhumé en cette paroisse.

François (3e) Bourbonnais épouse Marie (Marie-Rose) Hunault-Deschamps en 1740. En 1742, il se fait concéder un lot (36) dans l’anse au Sable mais qu’il vendra quelques années plus tard à Michel Lefebvre-Laciseray. Le couple donnera naissance à une douzaine d’enfants mais sept décèderont à la naissance ou en bas âge, et une, Marie-Angélique (1748), décèdera en 1771 à l’âge de 22 ans. Trois enfants, un fils et deux filles, survivront et se sont mariés : François-Marie (François (4e)) (1744), Marie (Marie-Françoise) (1752) et Marie-Agathe (1754). On trouve la famille habitant à l’île Perrot et / ou à la paroisse Ste-Anne puis vers 1770, aux Cèdres.

Claude Bourbonnais épouse Angélique Émery-Coderre à Sainte-Anne-de-Bellevue en 1746. Le couple s’établit à Quinchien et on assistera à la naissance de 12 enfants, dont 6 se marient : Joseph (vers 1747), François-Claude (1748), Angélique (1751), Marie-Josèphe (1758), Françoise-Amable (1763) et Marie-Louise (1766). Il décède en 1793 et est inhumé à Vaudreuil.

Claude Bourbonnais s’était fait concéder en 1742 un lot (41) dans l’anse au Sable mais qu’il avait échangé l’année suivante pour une terre dans la seigneurie de Vaudreuil (Quinchien).

En juillet 1766, Claude Bourbonnais représente son fils Joseph pour l’achat d’un lot (72) à Pincourt et dont le seigneur fera concession à Joseph en octobre de la même année. Une continuation lui est ensuite concédée en 1780.

En 1769, Claude Bourbonnais devient propriétaire d’un autre lot (73) à Pincourt, que le seigneur Jean-Baptiste Leduc avait concédé en 1768 à un nommé Jean-Baptiste Pilaire de la Pointe-Claire. Claude Bourbonnais avait représenté ce dernier au moment de la concession. Par un billet émis en fin 1768 et notarié en 1769, Pilaire remet la terre à Claude Bourbonnais.  L’année suivante ce dernier en fait donation à son fils François-Claude. Toutefois, en 1774 ce dernier en fera échange avec Guillaume Daoust pour une terre à Vaudreuil.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • François (3e) Bourbonnais, et son épouse Rose Hunault-Deschamps
  • François (4e) Bourbonnais, jeune homme de 21 ans, encore célibataire. Il possède un lot mais vit probablement encore chez son père François (3e).
  • Angélique Bourbonnais, fille de François (2e), et son mari Guillaume Lalonde, fils de Jean-Baptiste Lalonde (1er) et Jeanne Gervais.

Voici Alphonse Bourbonnais et Rachel Aumais dont le mariagee a été célébré en 1878 à l'église Sainte-Jeanne-de-Chantal.

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Les Sauvé (Laplante) dans l’île Perrot depuis 1726.

Pierre (1er) Sauvé dit Laplante, soldat de la compagnie de Mr. Dusmeny, capitaine d’une compagnie du détachement de la Marine, est le fils de François Sauvé, maître tailleur d’habits, et de Marie Malleret, natifs de Libourne en l’Archevêché de Bordeaux. Nous ignorons la date de son arrivée en Nouvelle-France mais en 1696 il épouse Marie Michaud à Lachine. En 1704 on les retrouve à Sainte-Anne-de Bellevue.

Le couple donne naissance à 11 enfants : Pierre-Jacques (Jacques) (1697), François-Marie (François) (1698), Pierre (2e) (1700), Marie-Angélique (1702), Louis (1704), Suzanne (1705), Marie-Josèphe (1707), une fille non identifiée dans l’acte de naissance (1709), Félicité (1710), Charles (vers 1712), Antoine (1714) et Anne (1717).

Dans l’aveu et dénombrement de 1724, Jacques Laplante possède un lot (117) dans le fief Alexis, voisin des terres de l’ancien domaine et du lot de Louis Lalonde (118). Il appert que cette terre ainsi qu’une partie du lot voisin (116) passent aux mains de Pierre (2e) et de son épouse Louis Ranger par la suite, qui les vendront en 1732 à un nommé Claude Grenier.

François (François-Marie) acquiert en 1728 une terre (121) dans le fief Alexis, du côté de la Grande Anse, de Guillaume Lalonde fils. En 1742, Françoise Cuillerier lui fait concession de sa continuation (136), qui se trouve sur la côte St. Joseph. À une date non déterminée, entre 1750 et 1761, il devient également propriétaire d’un autre lot (130), qui se trouve à l’arrière de l’ancien domaine et aux bouts des terres du fief Alexis.

En 1749, Charles se voit concéder un lot (102) par Alexis Desruisseaux, lot que Charles avait acquis de Jean-Baptiste Léger-Parisien (date non-déterminée). En 1754 il le vendra à un nommé Antoine Pilon.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • François (François-Marie) (Sauvé) Laplante et son épouse, Élisabeth Ladouceur (Lamadeleine).
  • Joseph (Sauvé) Laplante, fils de François (François-Marie), et son épouse Catherine Lalonde, fille de François Lalonde et de Marie-Josèphe Trottier.
  • Charlotte Sauvé-Laplante, fille de François (François-Marie), et son mari, Guillaume Lalonde, fils de Guillaume.
  • Charles (Sauvé) Laplante, fils de Pierre (1er), et son épouse Marie-Josèphe Léger-Parisien, fille de Pierre-Nicolas Léger-Parisien et Jeanne Boilard.
  • Angélique (Marie-Angélique) Sauvé-Laplante, fille de Pierre (1er), et son mari Charles (1er) Daoust.

 

Les de Repentigny dans l’île Perrot depuis 1733.

En 1698 nait à Repentigny Jean-Baptiste Cadieux de Repentigny, fils illégitime de Marie Cadieux, servante, et de son patron, Pierre de Repentigny, écuyer, seigneur de Repentigny, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, capitaine d’une compagnie du détachement de la Marine.

Adopté par sa tante Marguerite Cadieux, il grandit à Pointe-Claire sous le nom de Jean-Baptiste (1er) de Repentigny. Il se marie en 1732 à Marie-Anne Lalande dit Latreille. Le couple donne naissance à 6 enfants dont plusieurs se sont établis dans l’île Perrot : Marie-Rose (1733), Jean-Baptiste (2e) (1735), Joseph (1737), Christophe (1740), Simon (1743) et Pierre (1745). Il acquiert en 1733 un lot (partie de 19) au sud de l’île Perrot. Ce lot se situe du côté est de l’actuelle église Sainte-Jeanne-de-Chantal. Il décède en 1761 et est inhumé à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Jean-Baptiste (2e) de Repentigny épouse Marie-Anne Lefebvre dit Laciseray en 1758. Il exerce le métier de voyageur, puis de cultivateur. Le couple donne naissance à 9 enfants, dont 5 survivants : Joseph (1er) (1759), Toussaint (1er) (1762), Marie-Josèphe (1768), Marie-Anne (1773) et Judith-Angélique (1777).

En 1759 Jean-Baptiste (2e) reçoit en donation de son beau-père un lot (6) sur la Pointe-du-Moulin, non loin du domaine seigneurial. Il décède en 1780 et sa veuve renonce à sa succession, incapable de payer les dettes.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Baptiste (Jean-Baptiste (2e)) De Repentigny et son épouse Marie-Anne Lefebvre-Laciseray.
  • Rose De Repentigny, et son mari, Louis St. Michel.

Les Dandurand dans l’île Perrot depuis 1784.

Antoine Dandurand dit Marcheterre, immigrant de la région de Paris, épouse en 1696 Marie Vérieul à Saint-François de l’île d’Orléans. Le couple donne naissance à 9 enfants, dont 6 survivants : Elisabeth (1699), Marie-Louise (1702), Joseph-François (1705), Antoine (2e) (1712), Anne (1715), Marie-Anne (1718). Antoine père décède en 1738 à Montmagny.

Joseph-François Dandurand épouse Marie-Madeleine Beaudouin à Berthier en 1729. Du couple nait 16 enfants, dont 7 se marient : Joseph (1735), Geneviève (1736), Jacques (1741), Louis-Marie (1745), Jean-Baptiste (1er) (1746), Antoine (1750) et Marie-Louise (1753). Joseph-François décède en 1765.

En 1766, Jean-Baptiste (1er) Dandurand dit Marcheterre épouse en premières noces Angélique Pelletier, à Montmagny. En 1769, Jean-Baptiste (1er) Dandurand exerce le métier de maître charpentier. Lui et sa famille vivent à Montréal où sont baptisés 7 de leurs enfants, puis ils s’installeront dans l’île Perrot. Le couple aura donné naissance à 12 enfants dont 4 qui ont vécu dans l’île Perrot : Jean-Baptiste (2e) (1766), Joseph (1772), Antoine (1774) et Élisabeth (1778).

Le 29 novembre 1784, au baptême sous condition d’un fils François-Xavier à Vaudreuil, le célébrant précise que la famille demeure dans la paroisse Sainte-Jeanne de l’île Perrot.

En 1788, Jean-Baptiste (1er) Dandurand, maître charpentier, achète de François Héneau, aubergiste, un lot (128) dans la Grande Anse dont « il est en possession depuis 4 ans ».

Les Mongrain dans l’île Perrot depuis 1800.

En 1717, Jean-Baptiste Lafond-Mongrain naît à Batiscan. Il est le fils de Pierre et Madeleine Richard-Lavigne.

En 1748, marchand voyageur, il forme une compagnie avec Jean-Baptiste Leduc, futur seigneur de l’île Perrot, pour se rendre au poste des Illinois. Il épouse Marie-Anne-Jeanne Jourdain-Labrosse à Montréal en 1755, fille du sculpteur et facteur d’orgues Paul-Raymond Jourdain-Labrosse. Le couple donne naissance à 4 enfants dont un seul survit : Régis-Maurice Mongrain, né en 1762. Jean-Baptiste Mongrain décède à Montréal en 1764.

En 1769, la veuve Mongrain, Marie-Anne-Jeanne Jourdain-Labrosse (1736-1806), épousera à Montréal le sieur Thomas Dennis. Le couple donnera naissance à deux fils, Thomas et Paul Dennis.

En 1785, Thomas Dennis père achète la seigneurie de l’île Perrot. Il décède toutefois en 1792. La veuve Jourdain-Labrosse cohérite de la seigneurie de l’île Perrot avec ses fils Thomas et Paul Dennis. Les fils décèdent en 1797 et 1799 respectivement. Marie-Anne Jourdain-Labrosse, cohéritière de la seigneurie de l’île Perrot, décède en 1806.

En 1800, Régis-Maurice Mongrain achète un emplacement à proximité de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal avec maison et grange. Il en fera revente au marchand François Toupin en 1808.

En 1801, Régis-Maurice Mongrain épouse aux Cèdres Louise-Élisabeth Gaucher-Gamelin (1774-1818). Ils donnent naissance à 6 enfants, dont 5 survivants :

  • Marie-Anne (1804), épouse d’Antoine Préjean de l’île Perrot en 1826 et de Joseph Leduc de St-Timothée en 1844;
  • Maurice-Régis (1807), qui épouse Esther Masson en 1832, à St. Benoit (Deux-Montagnes);
  • Thomas (1er) (1809), qui épouse en 1831 Emilie Daoust, fille de Pierre Daoust et Françoise Hunault;
  • Amélie (Émilie) (1810), qui épouse en 1828 Grégoire Daoust, fils de Pierre Daoust et Françoise Hunault;
  • Sophie (1813), qui épouse en 1831 Joseph Lalonde, fils d’Hyacinthe Lalonde et de Josèphe Bourbonnais.

La mère de Régis-Maurice Mongrain décède en 1806 et il hérite de sa succession. Il s’ensuit une gestion litigieuse de la seigneurie de l’île Perrot partagée entre Mongrain et Pierre-Amable Dézéry, par son mariage avec Archange Campeau, veuve Thomas Dennis fils. Régis-Maurice Mongrain et Pierre-Amable Dézéry sont héritiers indirects et administrateurs désignés par les successions des seigneurs Thomas Dennis père et fils.

En 1817, par décision des arbitres Joseph Papineau et Nicolas-Benjamin Doucet, la seigneurie de l’île Perrot est officiellement partagée entre les cohéritiers. La partie Est est attribuée par tirage au sort à Régis-Maurice Mongrain et la partie Ouest à Dézéry.

Louise-Elizabeth Gamelin Gaucher décède en 1818 à l’âge de 43 ans, alors que Régis-Maurice Mongrain décède en 1824 à l’âge de 62 ans. Ils sont inhumés dans l’Église de la paroisse Ste. Jeanne de l’île Perrot.

Entre 1825 et 1830, l’homme d’affaires Henry Ahern agit comme fondé de pouvoir des 5 héritiers Mongrain avant leur majorité. En 1830, Maurice-Régis Mongrain fils, qui exploite un commerce de potasse à proximité de l’église (terrain de l’école Notre-Dame-de-la-Garde), achète de la succession le manoir et la partie de la terre du domaine seigneurial qui revient aux héritiers Mongrain. Quelques mois plus tard, par échange d’héritages, son frère Thomas en devient propriétaire mais Maurice-Régis se réserve le manoir et un arpent de terre sur lequel il est situé. Toutefois il les vendra à Thomas en 1837, étant depuis quelques années établi à Les Éboulis dans la paroisse St. Benoit.

Les Boyer dit Ladéroute dans l’île Perrot depuis environ 1810.

Jean-Baptiste Boyer (1er), l’ancêtre des Boyer dit Ladéroute, est né dans les Alpes-de-Haute-Provence vers 1700. Il émigre en Nouvelle-France peu avant 1725, année où il loue une terre à la côte Notre-Dame-des-Neiges.

D’un premier mariage en 1725 à Montréal avec Françoise Fache (1701-1741) naissent 6 enfants dont 2 se marient : Jean-Baptiste (2e) (1726) et Charles (1735). Il épouse Josephte Bideau (dit Lavigne) en secondes noces en 1743. Jean Baptiste (1er) Boyer décède en 1770 et il est inhumé à Saint-Antoine-de-la-Rivière-du-Loup, à Louiseville.

En 1762, Charles (1er) Boyer dit Ladéroute épouse Catherine-Jeanne Hunault-Deschamps (1739-1778), fille de Gabriel Hunault et Madeleine Henry, à Lachine. Charles (1er) fera l’achat d’une terre aux Cèdres en 1763. Le couple donne naissance à 12 enfants dont 3 se marient : Jacques (1768), Catherine (1773) et Angélique (née Judith – 1776).

Suite au décès de Catherine-Jeanne Hunault en 1778, il épouse la même année en secondes noces Madeleine Vallée, veuve Amable Brabant, à Vaudreuil, où le couple s’établit. On assiste à la naissance de 12 enfants dont 5 se marient : Alexis (1781), Joseph (1783), Charles (2e) (1789), Louis (Louis-Albert) (1792), et Marie-Josèphe (vers 1801).

En 1807, au mariage de leur fils Joseph avec Françoise Moineau, Charles (1er) Boyer dit Ladéroute et son épouse habitent la paroisse de St. Joseph de Soulanges. Le couple serait déménagé dans l’île Perrot quelques années plus tard car Charles (1er) y décède en fin février 1813 et est inhumé dans le cimetière de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal. Sa veuve Madeleine Vallée décède à peine 3 semaines plus tard, le 20 mars, aux Cèdres, et est inhumée dans le cimetière de la paroisse St. Joseph de Soulanges.

En 1798, Jacques Boyer-Ladéroute, fils aîné de Charles (1er) et de feue Madeleine Henry, épouse Angélique Poirier, fille de Pierre Poirier (dit Desloges ou Renard) et Marie Cardinal, à l’île Perrot, lieu de résidence de la famille de l’épouse. En 1816, Jacques possède depuis quelque temps un lopin à la Pointe-au-Renard à Pincourt.

En 1818, Louis Boyer-Ladéroute, voyageur, épouse Marie Poirier (Desloges) dit Renard (1793-1881) à l’île Perrot. Le couple s’y établit, à la Pointe-au-Renard. Il donne naissance à 8 enfants, dont 4 se marient : François (1er) (1822), Josephte (1824), Mathilde (1827) et Antoine (1832). Louis Boyer serait décédé avant 1858; on ignore à quel endroit. Sa veuve, Marie Poirier, se remarie en 1858 à Pierre Perrier à Sainte-Anne-de-Bellevue.

En janvier 1819, Alexis Boyer dit Ladéroute épouse à l’île Perrot Josephte Daoust, fille de Gabriel Daoust et d’Elizabeth Leduc. Le couple s’établit dans la paroisse de St. Joseph de Soulanges et donne naissance à 4 enfants : Marie (vers 1820), Abraham (1822), Ignace (1825) et Joseph Emery (1828) dont 2 se marient : Marie et Ignace, ce dernier à Rose Bourbonnais, fille de François-Xavier Bourbonnais et de Josephte Legault dite Deslauriers, à l’île Perrot en 1857. Tragiquement, Alexis Boyer meurt noyé en 1829 dans les courants du fleuve St. Laurent, aux Cascades. Sa veuve épouse en secondes noces Benjamin Montigny à Les Cèdres en 1830.

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