Les Sauvé (dit Laplante)

Les Sauvé (Laplante) dans l’île Perrot depuis 1726.

 

Pierre (1er) Sauvé dit Laplante, soldat de la compagnie de Mr. Dusmeny, capitaine d’une compagnie du détachement de la Marine, est le fils de François Sauvé, maître tailleur d’habits, et de Marie Malleret, natifs de Libourne en l’Archevêché de Bordeaux. Nous ignorons la date de son arrivée en Nouvelle-France mais en 1696 il épouse Marie Michaud à Lachine. En 1704 on les retrouve à Sainte-Anne-de Bellevue.

 

Le couple donne naissance à 11 enfants : Pierre-Jacques (Jacques) (1697), François-Marie (François) (1698), Pierre (2e) (1700), Marie-Angélique (1702), Louis (1704), Suzanne (1705), Marie-Josèphe (1707), une fille non identifiée dans l’acte de naissance (1709), Félicité (1710), Charles (vers 1712), Antoine (1714) et Anne (1717).

 

Dans l’aveu et dénombrement de 1724, Jacques Laplante possède un lot (117) dans le fief Alexis, voisin des terres de l’ancien domaine et du lot de Louis Lalonde (118). Il appert que cette terre ainsi qu’une partie du lot voisin (116) passent aux mains de Pierre (2e) et de son épouse Louis Ranger par la suite, qui les vendront en 1732 à un nommé Claude Grenier.

 

François (François-Marie) acquiert en 1728 une terre (121) dans le fief Alexis, du côté de la Grande Anse, de Guillaume Lalonde fils. En 1742, Françoise Cuillerier lui fait concession de sa continuation (136), qui se trouve sur la côte St. Joseph. À une date non déterminée, entre 1750 et 1761, il devient également propriétaire d’un autre lot (130), qui se trouve à l’arrière de l’ancien domaine et aux bouts des terres du fief Alexis.

En 1749, Charles se voit concéder un lot (102) par Alexis Desruisseaux, lot que Charles avait acquis de Jean-Baptiste Léger-Parisien (date non-déterminée). En 1754 il le vendra à un nommé Antoine Pilon.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • François (François-Marie) (Sauvé) Laplante et son épouse, Élisabeth Ladouceur (Lamadeleine).
  • Joseph (Sauvé) Laplante, fils de François (François-Marie), et son épouse Catherine Lalonde, fille de François Lalonde et de Marie-Josèphe Trottier.
  • Charlotte Sauvé-Laplante, fille de François (François-Marie), et son mari, Guillaume Lalonde, fils de Guillaume.
  • Charles (Sauvé) Laplante, fils de Pierre (1er), et son épouse Marie-Josèphe Léger-Parisien, fille de Pierre-Nicolas Léger-Parisien et Jeanne Boilard.
  • Angélique (Marie-Angélique) Sauvé-Laplante, fille de Pierre (1er), et son mari Charles (1er) Daoust.

Les de Repentigny dans l’île Perrot depuis 1733.

En 1698 nait à Repentigny Jean-Baptiste Cadieux de Repentigny, fils illégitime de Marie Cadieux, servante, et de son patron, Pierre de Repentigny, écuyer, seigneur de Repentigny, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, capitaine d’une compagnie du détachement de la Marine.

Adopté par sa tante Marguerite Cadieux, il grandit à Pointe-Claire sous le nom de Jean-Baptiste (1er) de Repentigny. Il se marie en 1732 à Marie-Anne Lalande dit Latreille. Le couple donne naissance à 6 enfants dont plusieurs se sont établis dans l’île Perrot : Marie-Rose (1733), Jean-Baptiste (2e) (1735), Joseph (1737), Christophe (1740), Simon (1743) et Pierre (1745). Il acquiert en 1733 un lot (partie de 19) au sud de l’île Perrot. Ce lot se situe du côté est de l’actuelle église Sainte-Jeanne-de-Chantal. Il décède en 1761 et est inhumé à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Jean-Baptiste (2e) de Repentigny épouse Marie-Anne Lefebvre dit Laciseray en 1758. Il exerce le métier de voyageur, puis de cultivateur. Le couple donne naissance à 9 enfants, dont 5 survivants : Joseph (1er) (1759), Toussaint (1er) (1762), Marie-Josèphe (1768), Marie-Anne (1773) et Judith-Angélique (1777).

En 1759 Jean-Baptiste (2e) reçoit en donation de son beau-père un lot (6) sur la Pointe-du-Moulin, non loin du domaine seigneurial. Il décède en 1780 et sa veuve renonce à sa succession, incapable de payer les dettes.

Au recensement de 1765 on retrouve à l’île Perrot:

  • Baptiste (Jean-Baptiste (2e)) De Repentigny et son épouse Marie-Anne Lefebvre-Laciseray.
  • Rose De Repentigny, et son mari, Louis St. Michel.

Les Dandurand dans l’île Perrot depuis 1784.

Antoine Dandurand dit Marcheterre, immigrant de la région de Paris, épouse en 1696 Marie Vérieul à Saint-François de l’île d’Orléans. Le couple donne naissance à 9 enfants, dont 6 survivants : Elisabeth (1699), Marie-Louise (1702), Joseph-François (1705), Antoine (2e) (1712), Anne (1715), Marie-Anne (1718). Antoine père décède en 1738 à Montmagny.

Joseph-François Dandurand épouse Marie-Madeleine Beaudouin à Berthier en 1729. Du couple nait 16 enfants, dont 7 se marient : Joseph (1735), Geneviève (1736), Jacques (1741), Louis-Marie (1745), Jean-Baptiste (1er) (1746), Antoine (1750) et Marie-Louise (1753). Joseph-François décède en 1765.

En 1766, Jean-Baptiste (1er) Dandurand dit Marcheterre épouse en premières noces Angélique Pelletier, à Montmagny. En 1769, Jean-Baptiste (1er) Dandurand exerce le métier de maître charpentier. Lui et sa famille vivent à Montréal où sont baptisés 7 de leurs enfants, puis ils s’installeront dans l’île Perrot. Le couple aura donné naissance à 12 enfants dont 4 qui ont vécu dans l’île Perrot : Jean-Baptiste (2e) (1766), Joseph (1772), Antoine (1774) et Élisabeth (1778).

Le 29 novembre 1784, au baptême sous condition d’un fils François-Xavier à Vaudreuil, le célébrant précise que la famille demeure dans la paroisse Sainte-Jeanne de l’île Perrot.

En 1788, Jean-Baptiste (1er) Dandurand, maître charpentier, achète de François Héneau, aubergiste, un lot (128) dans la Grande Anse dont « il est en possession depuis 4 ans ».

Les Mongrain dans l’île Perrot depuis 1800.

En 1717, Jean-Baptiste Lafond-Mongrain naît à Batiscan. Il est le fils de Pierre et Madeleine Richard-Lavigne.

En 1748, marchand voyageur, il forme une compagnie avec Jean-Baptiste Leduc, futur seigneur de l’île Perrot, pour se rendre au poste des Illinois. Il épouse Marie-Anne-Jeanne Jourdain-Labrosse à Montréal en 1755, fille du sculpteur et facteur d’orgues Paul-Raymond Jourdain-Labrosse. Le couple donne naissance à 4 enfants dont un seul survit : Régis-Maurice Mongrain, né en 1762. Jean-Baptiste Mongrain décède à Montréal en 1764.

En 1769, la veuve Mongrain, Marie-Anne-Jeanne Jourdain-Labrosse (1736-1806), épousera à Montréal le sieur Thomas Dennis. Le couple donnera naissance à deux fils, Thomas et Paul Dennis.

En 1785, Thomas Dennis père achète la seigneurie de l’île Perrot. Il décède toutefois en 1792. La veuve Jourdain-Labrosse cohérite de la seigneurie de l’île Perrot avec ses fils Thomas et Paul Dennis. Les fils décèdent en 1797 et 1799 respectivement. Marie-Anne Jourdain-Labrosse, cohéritière de la seigneurie de l’île Perrot, décède en 1806.

En 1800, Régis-Maurice Mongrain achète un emplacement à proximité de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal avec maison et grange. Il en fera revente au marchand François Toupin en 1808.

En 1801, Régis-Maurice Mongrain épouse aux Cèdres Louise-Élisabeth Gaucher-Gamelin (1774-1818). Ils donnent naissance à 6 enfants, dont 5 survivants :

  • Marie-Anne (1804), épouse d’Antoine Préjean de l’île Perrot en 1826 et de Joseph Leduc de St-Timothée en 1844;
  • Maurice-Régis (1807), qui épouse Esther Masson en 1832, à St. Benoit (Deux-Montagnes);
  • Thomas (1er) (1809), qui épouse en 1831 Emilie Daoust, fille de Pierre Daoust et Françoise Hunault;
  • Amélie (Émilie) (1810), qui épouse en 1828 Grégoire Daoust, fils de Pierre Daoust et Françoise Hunault;
  • Sophie (1813), qui épouse en 1831 Joseph Lalonde, fils d’Hyacinthe Lalonde et de Josèphe Bourbonnais.

 

La mère de Régis-Maurice Mongrain décède en 1806 et il hérite de sa succession. Il s’ensuit une gestion litigieuse de la seigneurie de l’île Perrot partagée entre Mongrain et Pierre-Amable Dézéry, par son mariage avec Archange Campeau, veuve Thomas Dennis fils. Régis-Maurice Mongrain et Pierre-Amable Dézéry sont héritiers indirects et administrateurs désignés par les successions des seigneurs Thomas Dennis père et fils.

En 1817, par décision des arbitres Joseph Papineau et Nicolas-Benjamin Doucet, la seigneurie de l’île Perrot est officiellement partagée entre les cohéritiers. La partie Est est attribuée par tirage au sort à Régis-Maurice Mongrain et la partie Ouest à Dézéry.

Louise-Elizabeth Gamelin Gaucher décède en 1818 à l’âge de 43 ans, alors que Régis-Maurice Mongrain décède en 1824 à l’âge de 62 ans. Ils sont inhumés dans l’Église de la paroisse Ste. Jeanne de l’île Perrot.

Entre 1825 et 1830, l’homme d’affaires Henry Ahern agit comme fondé de pouvoir des 5 héritiers Mongrain avant leur majorité. En 1830, Maurice-Régis Mongrain fils, qui exploite un commerce de potasse à proximité de l’église (terrain de l’école Notre-Dame-de-la-Garde), achète de la succession le manoir et la partie de la terre du domaine seigneurial qui revient aux héritiers Mongrain. Quelques mois plus tard, par échange d’héritages, son frère Thomas en devient propriétaire mais Maurice-Régis se réserve le manoir et un arpent de terre sur lequel il est situé. Toutefois il les vendra à Thomas en 1837, étant depuis quelques années établi à Les Éboulis dans la paroisse St. Benoit.

Les Boyer dit Ladéroute dans l’île Perrot depuis environ 1810.

Jean-Baptiste Boyer (1er), l’ancêtre des Boyer dit Ladéroute, est né dans les Alpes-de-Haute-Provence vers 1700. Il émigre en Nouvelle-France peu avant 1725, année où il loue une terre à la côte Notre-Dame-des-Neiges.

D’un premier mariage en 1725 à Montréal avec Françoise Fache (1701-1741) naissent 6 enfants dont 2 se marient : Jean-Baptiste (2e) (1726) et Charles (1735). Il épouse Josephte Bideau (dit Lavigne) en secondes noces en 1743. Jean Baptiste (1er) Boyer décède en 1700 et il est inhumé à Saint-Antoine-de-la-Rivière-du-Loup, à Louiseville.

En 1762, Charles (1er) Boyer dit Ladéroute épouse Catherine-Jeanne Hunault-Deschamps (1739-1778), fille de Gabriel Hunault et Madeleine Henry, à Lachine. Charles (1er) fera l’achat d’une terre aux Cèdres en 1763. Le couple donne naissance à 12 enfants dont 3 se marient : Jacques (1768), Catherine (1773) et Angélique (née Judith – 1776).

Suite au décès de Catherine-Jeanne Hunault en 1778, il épouse la même année en secondes noces Madeleine Vallée, veuve Amable Brabant, à Vaudreuil, où le couple s’établit. On assiste à la naissance de 12 enfants dont 5 se marient : Alexis (1781), Joseph (1783), Charles (2e) (1789), Louis (Louis-Albert) (1792), et Marie-Josèphe (vers 1801).

En 1807, au mariage de leur fils Joseph avec Françoise Moineau, Charles (1er) Boyer dit Ladéroute et son épouse habitent la paroisse de St. Joseph de Soulanges. Le couple serait déménagé dans l’île Perrot quelques années plus tard car Charles (1er) y décède en fin février 1813 et est inhumé dans le cimetière de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal. Sa veuve Madeleine Vallée décède à peine 3 semaines plus tard, le 20 mars, aux Cèdres, et est inhumée dans le cimetière de la paroisse St. Joseph de Soulanges.

En 1798, Jacques Boyer-Ladéroute, fils aîné de Charles (1er) et de feue Madeleine Henry, épouse Angélique Poirier, fille de Pierre Poirier (dit Desloges ou Renard) et Marie Cardinal, à l’île Perrot, lieu de résidence de la famille de l’épouse. En 1816, Jacques possède depuis quelque temps un lopin à la Pointe-au-Renard à Pincourt.

En 1818, Louis Boyer-Ladéroute, voyageur, épouse Marie Poirier (Desloges) dit Renard (1793-1881) à l’île Perrot. Le couple s’y établit, à la Pointe-au-Renard. Il donne naissance à 8 enfants, dont 4 se marient : François (1er) (1822), Josephte (1824), Mathilde (1827) et Antoine (1832). Louis Boyer serait décédé avant 1858; on ignore à quel endroit. Sa veuve, Marie Poirier, se remarie en 1858 à Pierre Perrier à Sainte-Anne-de-Bellevue.

En janvier 1819, Alexis Boyer dit Ladéroute épouse à l’île Perrot Josephte Daoust, fille de Gabriel Daoust et d’Elizabeth Leduc. Le couple s’établit dans la paroisse de St. Joseph de Soulanges et donne naissance à 4 enfants : Marie (vers 1820), Abraham (1822), Ignace (1825) et Joseph Emery (1828) dont 2 se marient : Marie et Ignace, ce dernier à Rose Bourbonnais, fille de François-Xavier Bourbonnais et de Josephte Legault dite Deslauriers, à l’île Perrot en 1857. Tragiquement, Alexis Boyer meurt noyé en 1829 dans les courants du fleuve St. Laurent, aux Cascades. Sa veuve épouse en secondes noces Benjamin Montigny à Les Cèdres en 1830.

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