La Société d’histoire et de généalogie de l’île Perrot (SHGIP) est fière de présenter ses premières cartes interactives issues du « Terrier Françoise-Cuillerier ». Ces cartes, comme celles qui suivront, sont développées par la SHGIP avec l’outil My Maps de Google. La numérotation des terres ou des lots qu’on y retrouve est basée sur celle trouvée au plan et cadastre de 1817.

  • Une première carte (Carte A – voir plus bas) illustre l’évolution du territoire et l’octroi des concessions dans la Seigneurie de l’île Perrot durant la période seigneuriale se situant entre 1672 et 1817.
  • Une seconde carte (Carte B – voir plus bas) identifie pour chaque terre ou lot une historique des occupant.e.s durant cette même période seigneuriale.
Avertissement

Avertissement : La représentation des terres, terrains ou emplacements et les résultats de recherches effectuées dans les cartes interactives publiées par la Société d’histoire et de généalogie de l’île Perrot (SHGIP) n’ont aucune valeur légale. Nos cartes sont présentées pour illustrer l’histoire et l’évolution du territoire de la Seigneurie de l’Isle Perrot du XVIIe au XIXe siècle.

Ce guide explique le contenu et fournit des conseils pour naviguer dans une carte interactive de la SHGIP.

1. Le point de départ

Chacune des cartes est accessible à partir de la page d’accueil des Cartes Interactives, dans l’onglet HISTOIRE / TERRIER FRANÇOISE-CUILLERIER.

Après avoir lu l’Avertissement et consulté ce Guide d’utilisation, cliquez sur le symbole « + » de la carte que vous désirez explorer. Exemple :

Une boite s’ouvrira. Elle peut comprendre une introduction et des informations complémentaires et affichera la carte elle-même, comme celle-ci :

Cette carte illustre l’évolution de l’octroi des concessions par les Seigneurs de l’île Perrot durant la période se situant entre 1672 et 1817.

La carte cumule 10 planches, chacune correspondant à une période déterminée de l’histoire de la seigneurie de l’île Perrot et de ses fiefs.

Pour mieux comprendre la carte et ses planches
  • La planche « 1672-1673 » montre l’étendue géographique de la seigneurie de l’île Perrot telle que concédée par l’intendant de la Nouvelle-France, Jean Talon, à François-Marie Perrot le 29 octobre 1672. On constate les îles adjacentes faisant partie à ce moment de la seigneurie et le lieu où se trouvait le premier « domaine seigneurial » établi par François-Marie Perrot à cette époque.

Après avoir cliqué et étudié cette planche, nous recommandons de la décliquer pour ensuite développer la vue de l’évolution de l’octroi des concessions pour la période 1674 à 1804. L’utilisateur ou l’utilisatrice peut alors cliquer et décliquer les 8 planches suivantes une par une ou les cliquer en séquence pour voir l’évolution temporelle.

  • La planche « 1674 à 1702 » illustre les évènements suivants :
  • 1674 – location du domaine seigneurial à Jean de Lalonde, Robert Henry et Louis Homo.
    • 1676 – concession du fief Brucy par François-Marie Perrot à Antoine Lafresnaye de Brucy
    • 1684 – concession de l’île au Petit Guain au marchand François Lenoir dit Rolland
    • En mars 1684, François-Marie Perrot vend la seigneurie à Charles LeMoyne qui décède l’année suivante, sans que ses héritiers ne concèdent de lots. En 1703, les héritiers LeMoyne vendent la seigneurie à Joseph Trottier dit Desruisseaux.
  • De « 1703 à 1713 », Joseph Trottier Desruisseaux établit le domaine seigneurial sur la pointe sud-est de l’île, appelée la pointe du moulin. Il y construit un manoir de pierres en 1705 et le moulin à vent en 1707-1708. Homme d’affaires, voyageur et aventurier, il effectue plusieurs voyages vers l’Ouest appelé les Pays d’en haut, notamment pour reconduire la famille de Cadillac à Michilimakinac, devenu depuis la ville de Détroit au Michigan.
  • De « 1714 à 1717 », Joseph Trottier Desruisseaux étant décédé au Pays d’en haut au temps des « Fêtes » 1713, sa veuve, Françoise Cuillerier, et ses enfants héritent de la seigneurie. Tutrice de ses enfants mineurs la seigneuresse signe les premières concessions, dont un fief à son beau-frère Alexis Trottier dit Desruisseaux.
  • Les planches « 1717 à 1741 » et « 1742 à 1752 » présentent les concessions accordées par Françoise Cuillerier dans la seigneurie et Alexis Trottier Desruisseaux, dans son fief.
  • De « 1753 à 1779 » présente les concessions accordées par le seigneur Jean-Baptiste Leduc qui avait racheté la seigneurie en 1751 ainsi que celles signées par Alexis Trottier Desruisseaux ou sa veuve Catherine, dans leur fief. On trouve également une ou deux transactions dans le fief Brucy.
  • De « 1780 à 1785 » présente les concessions d’un fief à son fils et de terres accordées par Jean-Baptiste Leduc, et par Valentin Moreau, nouveau propriétaire du fief d’Alexis Trottier Desruisseaux. En 1785, la seigneurie est acquise par Thomas Dennis qui fait réparer le moulin seigneurial.
  • De « 1786 à 1804 » présente les concessions faites par Thomas Dennis fils et sa veuve Archange Campeau. À la fin de cette période, l’ensemble de la superficie de l’île avait été concédée.

Observation : Après avoir compilé la vue complète de 1674 à 1804, on observe sur la carte interactive quelques écarts ou espaces non couverts entre certaines concessions. Ceci peut s’explique par la manière dont les terres étaient arpentées et décrites dans les actes notariés et la représentation que nous (SHGIP) en avons faite sur la carte interactive.

Avec les dernières concessions de 1804, l’ensemble du territoire de la Seigneurie de l’île Perrot a fait l’objet de concessions. Toutefois à ce moment une numérotation officielle (cadastre) des lots et des terres ne semble toujours pas exister mais deviendra nécessaire dans le contexte des évènements suivants.

Le 28 mars 1817 marque un tournant dans l’histoire de la seigneurie de l’île Perrot qui est partagée entre deux cohéritiers. À cette date, a été établi par les notaires Joseph Papineau et Benjamin Doucet le premier terrier de l’île Perrot identifiant 143 lots.

D’une part, Maurice-Régis Mongrain est le seul héritier par sa mère de la succession de Thomas Dennis père. Sa mère décédée en 1806, Marie-Anne-Jeanne Jourdain dite Labrosse, avait épousé en premières noces Jean-Baptiste Mongrain, puis en secondes noces Thomas Dennis père, décédé en 1792. Il hérite de la partie Est.

D’autre part, Pierre-Amable Dézéry agit à titre de tuteur de Marie-Angélique Dézéry, sa fille mineure née de son mariage avec Archange Campeau, décédée en 1808 et veuve en premières noces de Thomas Dennis fils, décédé en 1797.

La planche finale « 1817 » reproduit donc ce premier cadastre de la seigneurie réalisé pour l’utilisation des coseigneurs Mongrain et Dézéry après division de la seigneurie le 28 mars 1817.

Vous avez des questions ou commentaires sur le projet du Terrier Françoise-Cuillerier et ses cartes interactives ?    Écrivez-nous : terrier@histoireperrot.org

Cette carte répond à la question suivante : « Qui habitaient là avant (moi) ? ». Ayant comme objectif de résoudre cette question, la carte interactive B présente l’historique des occupants et occupantes des 143 lots organisant l’île Perrot entre 1672 et 1817. Afin de faciliter sa présentation, la carte est calquée sur la division du territoire en 1817. Grâce au Programme de recherche en démographie historique (PRDH), elle offre également de nombreuses données démographiques sur les individus et les familles ayant occupé l’île Perrot du XVIIe siècle au XIXe siècle.
Pour mieux comprendre la carte et ses données
Lorsque vous cliquez sur un lot de terre sur l’île Perrot, vous observerez plusieurs données en lien avec ce dernier.
 
Propriétaire(s) 1817 : cette rubrique donne le nom du ou des propriétaire(s) en 1817 d’un lot.
Historique des occupants et occupantes (Première concession à 1817) : cette rubrique indique l’ensemble des individus ayant occupé un lot concerné. Nous n’avons toutefois pas pris en compte les locataires.  Un lot, ou terre, au moment de sa concession mesure généralement 3 ou 4 arpents de largeur sur une profondeur ou longueur pouvant varier d’environ 20 à 40 arpents. Au moment du lancement de cette carte interactive, pour quelques lots situés près du Domaine seigneurial, dans la Pointe-du-Moulin, certaines précisions additionnelles sont fournies. Ainsi, si le nom de l’occupant.e. est suivi de « partie », cela indique que la personne occupe une portion d’une concession qui fait l’intégralité de sa longueur (par exemple: 1 X 20). Si le nom est suivi de « lopin », cela indique que la personne occupe un plus petit terrain (par exemple: 1 X 1 ou .5 x 4) qui fait partie d’une concession . Si le nom n’est pas suivi de l’un des deux termes mentionnés précédemment, cela signifie que l’individu occupe l’entièreté de la terre. Au fil du temps des précisions de cette nature seront ajoutées à d’autres lots dans la Seigneurie.
 
Membres de famille (1817) (ID UNION PRDH) : cette rubrique indique l’identifiant de l’union de l’occupant de la terre en 1817. 
Avec l’identifiant, cela permet aux curieux et aux curieuses de trouver la famille de l’occupant de la terre en 1817 grâce au  (PRDH).
L’accès à cette base de données est gratuit avec votre abonnement à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) qui est également gratuit.
Vous avez des questions ou commentaires sur le projet du Terrier Françoise-Cuillerier et ses cartes interactives ?    Écrivez-nous : terrier@histoireperrot.org